Google Flow devient un studio créatif IA tout-en-un avec Whisk et ImageFX

Google vient de transformer son outil de génération vidéo IA Flow en un véritable studio créatif unifié, en y intégrant ses deux expérimentations d’image Whisk et ImageFX. Une refonte majeure qui positionne Flow comme un concurrent direct des plateformes créatives généralistes, au moment où la course aux outils IA pour la production de contenu s’intensifie.

De l’outil vidéo au studio complet

Flow a été lancé lors du Google I/O 2025 comme un outil de création vidéo propulsé par Veo, le modèle vidéo de Google DeepMind, ainsi que par Imagen 4 pour les images et Gemini pour la compréhension du langage naturel. L’idée initiale était simple : permettre aux créatifs de générer des clips et des scènes cinématographiques à partir de descriptions textuelles, avec un contrôle précis de la caméra et de la cohérence visuelle entre les plans.

Moins d’un an après son lancement, le bilan est éloquent : selon Google, plus de 1,5 milliard d’images et de vidéos ont été créées par les utilisateurs de la plateforme pour des projets allant des courts-métrages aux clips musicaux, en passant par des campagnes publicitaires. Ce succès a également révélé une demande claire : les utilisateurs voulaient aller bien au-delà de la simple génération vidéo.​

Whisk et ImageFX migrent dans Flow

Google a confirmé l’intégration de Whisk et ImageFX directement dans l’interface de Flow, selon le blog officiel Google Labs publié le 24 février 2026. Ces deux outils, jusqu’ici disponibles en tant qu’expérimentations indépendantes, rejoignent un espace de travail unique où il est désormais possible de générer, retoucher et animer tout type de contenu visuel sans jamais changer d’application.​

Au cœur de cette fusion se trouve Nano Banana, le modèle d’image de Google, désormais intégré nativement dans Flow. Il permet de créer des images en haute fidélité et de les utiliser immédiatement comme éléments de base pour des générations vidéo via Veo, fluidifiant considérablement le passage d’un médium à l’autre. La génération d’images est par ailleurs accessible gratuitement dans Flow depuis cette mise à jour.

À partir de mars 2026, les utilisateurs de Whisk et ImageFX pourront transférer l’ensemble de leurs projets et assets existants dans leur bibliothèque Flow, sans perte de données. Cette migration optionnelle vise à garantir une transition fluide pour les créatifs qui avaient déjà investi du temps dans ces outils.​

Une édition plus précise et naturelle

Au-delà de la consolidation des outils d’image, Google a également renforcé les capacités d’édition de Flow avec des fonctions concrètes. Le nouvel outil lasso permet de sélectionner précisément une zone d’une image et d’y appliquer des modifications via des instructions en langage naturel, comme « retire l’homme » ou « ajoute des carpes koï dans l’eau ». Il est également possible de dessiner directement sur une image pour indiquer à Flow ce que l’on souhaite modifier.​

Pour la vidéo, de nouveaux contrôles permettent d’allonger la durée d’un clip, d’ajouter ou de retirer des objets dans une scène, et d’orchestrer des mouvements de caméra précis comme des travellings ou des zooms. Ces fonctionnalités rapprochent Flow des outils professionnels de post-production tout en conservant une approche accessible aux non-spécialistes. La cohérence visuelle entre les scènes, déjà un point fort de la plateforme depuis son lancement, bénéficie également de ces améliorations.

Une gestion d’assets entièrement repensée

Google reconnaît que le processus créatif est rarement linéaire. La nouvelle grille d’assets de Flow permet de rechercher, filtrer et trier rapidement l’ensemble des images et vidéos générées, et de les regrouper en collections thématiques. Les utilisateurs peuvent basculer entre différents modes d’affichage selon qu’ils souhaitent parcourir leur bibliothèque en vue large ou se concentrer sur les détails d’un projet spécifique.​

Une autre nouveauté pratique est l’introduction du symbole « @ » pour référencer des assets spécifiques directement dans les prompts, à la manière d’un tag dans un outil collaboratif. Il est aussi possible de glisser-déposer des images et vidéos dans l’interface pour les organiser ou les intégrer directement dans une génération. Ces améliorations répondent à une problématique réelle : gérer des centaines d’assets générés en peu de temps.​

Tarifs et disponibilité

Flow est accessible à l’adresse flow.google et gratuit après inscription, avec la génération d’images incluse sans frais. Les utilisateurs payants bénéficient de limites d’utilisation plus élevées, d’un accès aux outils avancés et, pour les abonnés Google AI Ultra, d’une allocation mensuelle de 1 000 crédits, de l’upscaling en 2K et de crédits supplémentaires disponibles à la demande.

Pour les abonnés AI Pro, les avantages incluent notamment l’accès à Gemini avec le modèle 3.1 Pro, 2 To de stockage partagé entre Photos, Drive et Gmail, ainsi que les outils Flow décrits dans cette mise à jour. La plateforme s’inscrit ainsi dans l’écosystème Google One, cherchant à convertir les utilisateurs créatifs en abonnés premium à mesure que ses capacités se renforcent.​

L’unification de Flow, Whisk et ImageFX en un seul environnement marque un tournant dans la stratégie de Google Labs : plutôt que de multiplier les expérimentations parallèles, le groupe concentre ses meilleures technologies dans un studio cohérent. Pour les créatifs qui suivent l’évolution de la génération de contenu IA, cette mise à jour mérite une exploration directe sur flow.google, notamment pour ceux qui travaillent déjà avec Whisk ou ImageFX et envisagent de migrer leurs projets dès mars 2026.